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Collectif régional d'éducation sur les médias d'information (CRÉMI)

Entrée libre avril 2006

Orford en chiffres

Au cours des dernières semaines, le dossier du Mont-Orford a fait couler beaucoup d'encre. Dans la semaine du 6 au 12 mars, il a atteint un poids média de 2,85 %, comme le démontre les données ci-bas.
Top 5 de l'actualité dans la semaine du 6 au 12 mars 2006
Mont-Orford : 2,85 % Grippe aviaire : 2,39 % Départ de José Théodore : 1,33 % Déménagement du Casino : 1,21 % Rencontre Charest-Harper : 0,70 %
La possibilité de vente du parc provincial du Mont-Orford à des intérêts privés a fortement capté l'attention des médias. C'est un dossier régional qui déborde l'Estrie et qui a des résonances dans toutes les autres régions du Québec.

Source : http://www.infopresse.com/article.aspx?id=16735

Séries à gros budgets

La récente décision de la chaîne TVA de ne pas renouveler les populaires séries Un homme mort et Vice caché a ébranlé le milieu de la télévision. Ces séries lourdes ne seront pas reconduites en raison d'une diminution de la production de séries à gros budgets qui ne sont plus assez rentables selon les télédiffuseurs. Pourtant, ces deux séries attirent chaque semaine près d'un million de téléspectateurs. Malgré cela, leur coût de production est jugé trop exorbitant pour le résultat des cotes d'écoute. Ainsi, les producteurs devront se contenter d'un budget de 400 000 $ à 500 000 $ pour la production de séries, ce qui représente environ la moitié du budget accordé il y a quelques années pour la production de séries de même envergure.

À qui la faute?

Tandis que les coûts de production augmentent sans cesse, les revenus publicitaires et les cotes d'écoute, de leur côté, sont à la baisse. Cette réalité à laquelle les producteurs doivent faire face depuis environ trois ans se traduit par une remise en question immédiate si l'on veut éviter une crise. Quoiqu'il ne faille pas les tenir pour les seules responsables du fléau, les chaînes par satellite ont changé la donne. La multiplication des utilisateurs de télévision par satellite (Bell Express Vu, Star Choice) et de ses acolytes (Illico, télé à la carte, visionnement de téléséries via le cellulaire, etc.) a eu pour effet de fausser les résultats des cotes d'écoute. Effectivement, les téléspectateurs qui écoutent des émissions telles Un homme mort et Vice caché via ces moyens et à une heure différée ne sont pas comptabilisés au niveau des cotes d'écoute. Par conséquent, l'estimation du nombre de téléspectateurs se trouve considérablement faussée. Fort de ce constat, le Collectif régional d'éducation sur les médias d'information (CRÉMI) s'inquiète quant à l'avenir des téléséries québécoises. Le défi est grand pour les producteurs qui devront livrer sur nos écrans des émissions de qualité avec un moindre budget. Qu'adviendra-t-il de nos téléséries à long terme? Si TVA décide de produire des émissions lourdes seulement accessibles via les canaux payants, l'État continuera-t-il à subventionner cette entreprise privée? Si tel devait être le cas, le téléspectateur risque encore d'être la victime et de devoir payer en double.
Sources : La Presse et La Tribune, mars 2006

Annie Forest, coordonnatrice pour le CRÉMI