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Fibe fait un malheur à Québec PDF Imprimer Adresse email


(Québec) Le nouveau service Fibe dépasse les attentes à Québec. Pour répondre à la forte demande, Bell prévoit maintenant embaucher 300 nouveaux employés d'ici la fin de l'année.
«C'est au-delà de nos espérances», a lancé jeudi le grand patron de Bell et de BCE, George Cope, en marge de l'assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait au Centre des congrès de Québec.


Depuis le lancement de Fibe dans la capitale il y a deux mois, Bell dit avoir dépassé de 250% ses objectifs d'abonnements. Le service Fibe de Bell offre la télévision, le téléphone et Internet par la fibre optique.


Comme Le Soleil l'annonçait au mois de mars, Bell avait indiqué vouloir créer 200 nouveaux postes à Québec cette année pour implanter son service Fibe. «Or, on parle maintenant de 300 nouvelles recrues», a souligné hier la vice-présidente directrice pour le Québec, Martine Turcotte.


Bell promet d'ailleurs de continuer à investir dans son réseau au Québec au cours des prochaines années. Cette année, le géant des télécommunications investira plus de 3 milliards$ pour agrandir et moderniser sa technologie optique d'un océan à l'autre.


Astral : un début


Bell, qui a annoncé le mois dernier l'acquisition du groupe Astral Média pour 3,3 milliards$, n'a pas l'intention de freiner son appétit dans le secteur des médias. D'autres annonces pourraient survenir si les occasions se présentent. «C'est un début pour croître dans les médias au Québec», a fait savoir Mme Turcotte.


Au Québec, Bell se trouve maintenant presque nez à nez avec Quebecor dans le secteur des médias avec des parts de marché d'environ 32%.


Le grand patron de Bell n'a toutefois pas voulu s'aventurer sur le terrain des rumeurs qui lui prête l'intention d'acquérir prochainement le réseau de télé généraliste V (anciennement TQS).


Il faut dire que les affaires vont très bien pour Bell ces temps-ci. Au premier trimestre de 2012, le géant des télécommunications a déclaré un bénéfice net de 574 millions$, en hausse de 14% par rapport à la même période l'an dernier. Le dividende annuel sur chaque action de BCE est passé à 2,17$.


Le tiers des revenus chez Bell est maintenant généré par le secteur du sans-fil. Au premier trimestre, un nouvel abonné sur deux au service sans fil a opté pour un téléphone intelligent. L'an dernier, à pareille date, un abonné sur trois avait fait le même choix.


À l'échelle nationale, Bell dit ainsi détenir 39% des parts de marché dans le secteur du sans fil devant Rogers et TELUS.


Par ailleurs, le grand patron de Bell n'a pas voulu répondre directement au président de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, qui déplorait récemment son unilinguisme lorsqu'il mettait les pieds au Québec. «Moi, ce qui m'importe, c'est de gagner des clients. Et c'est ce que nous faisons», a dit M. Cope.


Engagement


Quoi qu'il en soit, les salves du président de Quebecor semblent avoir porté. Hier, la direction de Bell n'a pas hésité à souligner à grands traits son engagement communautaire au pays, son nombre important d'employés au Québec (19 000 avec l'achat éventuel Astral) et de ses investissements annuels en biens et services en sol québécois (2,1 milliards$). Hier, à la Bourse de Toronto, le titre de BCE (BCE : TOR) a terminé la journée à 40,31$, en hausse d'un cent.

 


Source: Pierre Couture, Le Soleil,  le 04 mai 2012

Mis à jour le Vendredi, 04 Mai 2012 09:59
 

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