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Anonymous en trois temps PDF Imprimer Adresse email


 
Les pirates informatiques d'Anonymous disent défendre les droits de l'homme et la liberté d'expression... quitte à enfreindre la loi. Voici quelques faits sur ce mouvement bien secret.


D'OÙ VIENT LE MASQUE?


Le masque au sourire ironique d'Anonymous représente Guy Fawkes, catholique anglais mort en 1605 après avoir comploté pour faire exploser le parlement britannique et faire tomber la monarchie protestante. Après son arrestation, il a été emprisonné dans la tour de Londres, puis torturé. Le masque à son effigie a fait son apparition dans la culture populaire dans la série de bandes dessinées V for Vendetta, adaptée au cinéma en 2006.


QUELQUES FAITS D'ARMES


> En 2008, Anonymous a manifesté contre l'Église de scientologie après que celle-ci eut entrepris des poursuites judiciaires pour bloquer la diffusion sur l'internet d'une vidéo dans laquelle Tom Cruise parle de ses liens avec la secte religieuse. Anonymous dit avoir «découvert et diffusé des centaines d'actions illégales et de violations des droits de la personne perpétrées par l'Église de scientologie». Plus d'une centaine de manifestations ont été organisées dans le monde.


> En 2010, Anonymous a mis sur pied une campagne destinée à endommager les serveurs de PayPal pour protester contre la décision de l'entreprise de ne plus accepter les dons versés à WikiLeaks. Six mois plus tard, 14 pirates informatiques ont été arrêtés en Arizona, en Californie, au Colorado et au Nouveau-Mexique, notamment.


> En juillet 2011, Anonymous a diffusé une liste de plus de 90 000 courriels, mots de passe et d'autres données appartenant à la firme de sécurité Booz Allen Hamilton, entreprise liée au département de la Défense.


ANONYMOUS CONTRE TOEWS


Anonymous avait lancé un ultimatum au ministre canadien de la Sécurité publique, Vic Toews: abandonner le projet de loi C-30 ou faire face à la divulgation de renseignements potentiellement gênants le concernant. Le gouvernement n'a pas bougé. Le groupe qui se pose en défenseur des libertés individuelles sur le web a mis sa menace à exécution le 24 février. Dans une vidéo mise en ligne sur YouTube, il a allégué que M. Toews avait fait nommer l'une de ses maîtresses à un poste de juge au Manitoba, en 2006, lorsqu'il était ministre fédéral de la Justice. Le groupe a dit avoir l'intention de diffuser d'autres «renseignements compromettants» sur le ministre Toews. Ce dernier a riposté: « Je ne compte pas me laisser influencer par ce groupe de malfaiteurs.»

 


Source:  Nicolas Bérubé, La Presse (Los Angeles, Californie), 31 mars 2012

Mis à jour le Lundi, 02 Avril 2012 12:22
 

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