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SHERBROOKE - Sercovie n’est pas qu’une organisation de 400 bénévoles offrant sa bien connue popote roulante et des loisirs aux aînés depuis 37 ans. C’est aussi une PME qui procure de l’emploi à 40 personnes, génère des ventes de services de plus 825 000 $ par année et mijote un gros projet d’agrandissement. En livrant cette information en conférence de presse, son directeur général, Rémi Demers, a voulu illustrer le rôle d’une entreprise d’économie sociale et l’importance du nouveau pacte avec le gouvernement québécois en faveur de ce secteur: cela se traduira par un investissement de 520 000 $ en Estrie d’ici cinq ans. En région, on compte 305 entreprises d’économie sociale oeuvrant dans une multitude de secteurs. C’est la députée-ministre et responsable de l’Estrie, Monique Gagnon-Tremblay qui, au nom de son gouvernement, est venue parapher cette «entente spécifique» à la réalité estrienne. Elle implique le partenariat de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l’Estrie, de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) de Sherbrooke et du Réseau des entreprises d’économie sociale de l’Estrie (REES), qui sera le maître d’oeuvre de son application.
Tant Mme Gagnon-Tremblay que Maurice Bernier, pour la CRÉ et Anne-Marie Nadeau, pour le REES, ont bien précisé que l’argent ne sera pas distribué directement aux entreprises d’économie sociale. «C’est de l’argent qui servira à faire la promotion de l’économie sociale et au renforcement des entreprises existences par toutes sortes de façons», a indiqué M. Bernier. Mme Nadeau a pour sa part parlé d’actions pour améliorer les compétences entrepreneuriales des dirigeants, augmenter les partenariats d’affaires, accroître le réseautage, favoriser de nouveaux projets et autres. Bref, de faire de l’économie sociale estrienne un acteur encore plus dynamique. Déjà, la députée-ministre Monique Gagnon-Tremblay se réjouit de l’importence du rôle occupé par le secteur, qui représente deux pour cent de toutes les entreprises estriennes. « L’économie sociale, qui conjugue esprit d’entrepreneuriat et solidarité, est une voie prometteuse qui contribue à l’avancement du Québec. Avec cette entente, c’est un pas de plus vers la reconnaissance de la place de l’économie sociale dans l’espace économique de notre région », a-t-elle émis, en substance. Source: François Gougeon, La Tribunel, 22 juin
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