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Le salon Priorité-Emploi: plus de 1600 opportunités PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 27 Mars 2009 00:00

La dixième édition de la ruée vers l'emploi se déroule jusqu'à 17 h 30 vendredi, et samedi, de 9 h 30 à 16 h, à l'édifice d'Expo-Sherbrooke.

(SHERBROOKE) Avec un taux de chômage qui pèse lourd sur l'économie autant que sur le moral, le Salon Priorité-Emploi qui a ouvert ses portes vendredi matin à l'édifice d'Expo-Sherbrooke peut s'attendre à accueillir de nombreux chercheurs d'emploi en quête d'un des 1600 postes offerts.

«Mais on ne tient jamais à battre de record, assure d'entrée de jeu le coordonnateur de l'événement et responsable des communications chez Emploi-Québec, Michel Chrétien. D'ailleurs, je rêve d'un salon qui n'aurait aucun visiteur... Ça voudrait dire que tout le monde a un emploi et y est heureux. Mais ça n'arrivera pas.»

Place pour tous

Dans le contexte, alors que semblable rendez-vous de l'emploi à Montréal a accueilli 30 pour cent plus de visiteurs cette année, le Salon Priorité-Emploi s'est assuré de faire de la place pour tout le monde. «Nous avons aéré les lieux et installé plus de tables pour permettre aux gens de remplir les formules d'emploi remises par les entreprises», souligne M. Chrétien.

Car des employeurs qui recrutent, il y en a. Et plus qu'on pourrait le croire en ces temps de récession, insiste le coordonnateur de l'événement. La conjoncture ne l'a d'ailleurs jamais inquiété pour l'organisation de la dixième édition. Les 55 exposants qui ont répondu présents lui donnent raison, un chiffre dans la moyenne des neuf années précédentes.

Parmi ceux-ci, les secteurs de la santé et des services, qu'ils soient institutionnels, commerciaux ou de l'éducation, offrent un large éventail de postes, tout comme les cinq agences de placement. Avec cinq employeurs sur place, le secteur manufacturier est moins représenté, une tendance perceptible depuis quelques années déjà fait toutefois remarquer Michel Chrétien.

Pour sa part, le Groupe PPD y sera, cherchant à combler des postes spécialisés, mais aussi à garnir sa banque de curriculum vitae en vue de la reprise économique. «La visibilité que nous offre le Salon Priorité-Emploi est essentielle pour être proactif face à la pénurie de main-d'oeuvre annoncée», explique Jean-Philippe Lafleur, technicien en dotation chez PPD.

Éducation

Par ailleurs, le Salon Priorité-Emploi 2009 concentre les intervenants du réseau de l'éducation en un îlot où tous seront à portée de questions. «C'est le temps, pendant que le taux de chômage est plus haut, de former son monde, de se réorienter. Car c'est par la formation qu'on va se distinguer des pays émergents», affirme Michel Chrétien.

En nouveauté également cette année, les entreprises de cinq employés et moins auront leur vitrine, elles aussi, grâce à un babillard tenu par la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke où plus d'une soixantaine d'emplois y seront affichés. «Les petits employeurs n'ont pas toujours de ressources à libérer pour les deux jours du salon. Le coin babillard leur permettra donc aussi de profiter de cette manne de chercheurs d'emploi», explique le coordonnateur du salon.

En plus des emplois, les visiteurs pourront à nouveau trouver de nombreux intervenants au service de leur recherche de gagne-pain.

La dixième édition de la ruée vers l'emploi se déroule jusqu'à 17 h 30 vendredi, et samedi, de 9 h 30 à 16 h, à l'édifice d'Expo-Sherbrooke.

Josiane Guay
La Tribune

 

Salon Priorité-Emploi: les candidatures s'empilent rapidement

Il y avait foule vendredi au Salon Priorité-Emploi, avant même l'ouverture du salon à 9 h 30.

(SHERBROOKE) Le Salon Priorité Emploi venait à peine d'ouvrir ses portes vendredi que, déjà, les organisateurs du salon s'attendaient à y recevoir plus de visiteurs que l'an dernier. Effectivement, il y avait foule pour cette première journée de l'événement.

En fait, selon le coordonnateur du salon, Michel Chrétien, deux heures environ après l'ouverture, les responsables comptaient déjà 45 % plus d'achalandage comparativement aux mêmes heures l'an passé. Au terme de cette première journée vendredi, les organisteurs dénombraient 3300 visiteurs, comparativement 2350 l'an passé. Comme par les éditions précédentes, des chercheurs d'emploi ont fait la file avant l'ouverture prévue à 9 h 30.

Représentant le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), deuxième plus grand employeur en région, Catherine Vigneux ne chômait pas. Elle était chargée d'informer les gens venus au stand de l'institution.

Comme à l'habitude, la file était longue, et les gens encore plus nombreux que l'an passé, estime Mme Vigneux. Lors de la dernière édition, raconte-t-elle, ils étaient trois à recueillir les curriculum vitae pour l'établissement, et cette fois-ci, même à quatre, la file ne semblait pas vouloir diminuer. Pour le CHUS, la tenue du salon tombe à point avec le recrutement visant à remplacer les employés pour les vacances estivales.

Parmi les chercheurs d'emploi désireux de laisser leur candidature au CHUS, Sylvain Côté vise un emploi comme préposé au magasin ou surveillant d'établissement. «Je travaillais pour Waterville TG, raconte l'homme de 44 ans. Ça faisait 10 ans. Ça donne un coup, mais on n'a pas le choix!» Jusqu'ici, la vingtaine de demandes d'emploi faites ici et là sont restées sans succès.

Employées mises à pied de BRP, Réjeanne Paquette et Lisette Lamarche trouvaient, hier, que les manufacturiers s'avéraient beaucoup moins présents cette année. Et elles avaient raison: les employeurs provenant de ce secteur passablement ébranlé sont passés d'une dizaine à cinq cette année. Chez BRP, les deux femmes sont généralement mises à pied chaque année. Mais cette fois, elles ignorent si elles seront rappelées au travail. «Ce n'est pas évident. Ça nous prendrait un métier. Quand tu n'as pas de spécialisation, c'est plus dur», font-elles valoir. «On est habituées dans les usines. L'ouvrage ne nous fait pas peur», indique Mme Paquette, une ex-employée de H.H Brown à Richmond.

À la recherche d'un travail comme secrétaire ou réceptionniste, Diane Verdú se montrait de son côté optimiste: crise économique ou pas, un employeur peut avoir besoin de ses services, fait-elle valoir.

Au stand de l'entreprise Charles River, les candidatures s'empilaient à grande vitesse. La compagnie prévoit embaucher au moins 150 employés d'ici la fin de l'année. «Pour l'instant, ce sont des techniciens en santé animale, des analystes en laboratoire, des gens ayant un diplôme d'études collégiales (DEC)», précise Dorothy Rhau, qui s'occupe du recrutement aux ressources humaines pour Charles River. L'employeur est aussi à la recherche de travailleurs à l'expédition, à la conciergerie, etc.

Il n'était pas midi et Mme Rhau estimait avoir au moins une centaine d'enveloppes sur son bureau, sans compter celles ramassées par sa collègue. Mme Rhau y a jeté un coup d'oeil: à son avis, beaucoup de candidatures, plus que l'an passé, provenaient de personnes sans emploi.

L'événement, organisé par Emploi-Québec et La Tribune, se tient à l'édifice Expo-Sherbrooke et se poursuit samedi de 9 h 30 à 16 h.

Isabelle Pion
La Tribune

Mis à jour le Lundi, 30 Mars 2009 08:19
 

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