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Les Grands Frères reprennent du service PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 09 Mars 2009 00:00

L'organisation des Grands Frères et Grandes Soeurs de l'Estrie a repris du service.

(SHERBROOKE) Après des mois de réorganisation et grâce à un financement maintenant mieux assuré, l'organisation des Grands Frères et Grandes Soeurs de l'Estrie peut reprendre du service.

«Ce printemps, en mars ou avril, la roue repartira pour de bon avec de nouveaux jumelages», soumet avec enthousiasme la directrice générale, Vicky Dussault, signalant que les déboires du passé sont maintenant loin derrière.

En 2007, l'organisme avait failli mourir de ses difficultés financières mais son partenariat avec le Réseau d'Amis lui a été salutaire.

Au cours des derniers mois, sans autre publicité que le bouche à oreille, une quinzaine d'enfants de famille monoparentale et une dizaine d'adultes, dont deux couples, se sont inscrits pour le démarrage d'un projet de jumelage. «À ce jumelage traditionnel qui peut enfin reprendre, on veut développer d'autre formules permettant à un enfant d'avoir des liens significatifs avec un adulte, comme en milieu scolaire», rajoute Mme Dussault.

Celle-ci, de même que le directeur général du Réseau d'Amis, Robert Boisvert, soutiennent que c'est le don inespéré de 25 000 $ de la Fondation J. Armand Bombardier, le printemps dernier, qui a permis de relancer les Grands Frères et Grandes Soeurs de l'Estrie. «Ça et d'autres sources de financement assurées pour deux ans, de même qu'un conseil d'administration déterminé et animé», précise M. Boisvert, visiblement heureux de la tournure des événements.

Ainsi, les sous ont permis de bâtir une équipe de trois permanents pour offrir tout l'encadrement nécessaire à des jumelages de qualité. «On est soumis aux normes très sévères de Grands Frères et Grandes Soeurs du Canada pour notre accréditation qui est renouvelée aux cinq ans. C'est un peu comme un programme ISO de haute qualité. En conséquent, on applique des critères rigoureux pour autoriser le parrainage des enfants âgés de 7 à 14 ans qui nous sont référés», indique Mme Dussaut.

Cela porte aussi bien sur une entrevue de fond, une évaluation à la maison, les vérifications policières et aux personnes de référence, l'analyse des intérêts réciproques pour faciliter le jumelage, le suivi, etc. Il y a même une formation sur la sécurité, tant pour les enfants que les adultes, pour limiter les risques au maximum.

Si le problème de l'organisme qui existe depuis 1980 va toujours être le sous-financement récurrent, sa directrice générale n'en juge pas moins sa survie essentielle. «Le travail sur l'estime de soi, de permettre à un enfant privé d'un de ses deux parents d'avoir un lien significatif qui l'aidera à grandir avec un adulte, c'est la plus belle forme de prévention possible. En tout cas c'est beaucoup mieux que d'avoir ensuite à investir des sommes colossales dans le curatif», fait valoir la psycho-éducatrice de formation.

Chose certaine, sous le toit du Réseau d'Amis, Vicky Dussault et Robert Boisvert se sont trouvé des atomes crochus. Les Grands Soeurs et Grandes Frères de l'Estrie se trouvent au www.gfgsestrie.ca. et peuvent être joints via le Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

François Gougeon
La Tribune

Mis à jour le Vendredi, 20 Mars 2009 09:30
 

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