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Les préjugés collent à l'épilepsie PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 02 Mars 2009 00:00

L'Association épilepsie-Estrie organise des activités dans le cadre du mois de l'Épilepsie. Michel Gamsby, trésorier et François Chartier, administrateur, y convient la population.

(SHERBROOKE) Pas facile de vivre avec l'épilepsie. Il y a cependant tout aussi désagréable que les crises que ce symptôme fait subir: ce sont les préjugés. Parce qu'encore en 2009, cette affection neurologique demeure encore très méconnue.

On estime qu'environ 3000 Estriens en sont atteints. Au Québec, l'épilepsie touche environ 120 000 personnes. Elle peut frapper à tout âge.

L'handicap est concentré durant la crise, estime la coordonnatrice de l'Association Épilepsie-Estrie, Louise Drouin. La maladie peut parfois être plus dérangeante pour les proches que pour la personne atteinte elle-même. Le poids de la maladie peut donc se faire plus lourd en raison du rejet que les personnes atteintes peuvent vivre, dans leur milieu scolaire ou dans leur milieu de travail. De peur d'être écartées du processus, certaines personnes ne dévoilent pas leur état de santé lors d'une entrevue avec un employeur, illustre Mme Drouin.

Michel Gambsay, trésorier de l'Association, a été diagnostiqué alors qu'il était adolescent. Si au début ses crises survenaient la nuit, elles ont ensuite commencé à se manifester le jour. L'homme a perdu son permis de conduire. Généralement, chez les épileptiques, les médicaments contrôlent les crises à environ 85 %. Pour François Chartier, administrateur de l'organisme, le verdict est tombé alors qu'il n'avait que trois mois.

«Je ne suis plus épileptique depuis mai 2005, raconte le jeune homme de 26 ans. J'avais la possibilité de passer par l'opération. J'ai passé une semaine de tests pour déterminer où le foyer épileptique se trouvait.» François Chartier a eu de la chance: la source du problème se trouvait en quelque sorte dans une zone répertoriée «non utile» de son cerveau, explique-t-il. Si cette zone avait été celle de la vue, par exemple, il n'aurait pas pu passer sous le bistouri. «C'est complètement guéri. Je conduis depuis deux ans.»

L'épilepsie, qui peut frapper à tout âge, a longtemps été appelée «le grand mal». Les crises surviennent lorsqu'une décharge électrique anormale se produit dans le cerveau, un peu comme un court-circuit. La durée et la fréquence des crises varient d'un individu à l'autre. Si la crise généralisée peut s'avérer impressionnante, d'autres types de crises peuvent presque passer inaperçues.

Dans le cadre du mois de mars, mois de l'épilepsie, l'Association tiendra deux activités. Les personnes qui ont un problème de santé chronique, comme l'épilepsie, les maladies cardiovasculaires, le diabète ou l'arthrite, pourront prendre part à une soirée d'information gratuite afin de connaître les possibilités d'améliorer leur qualité de vie. La conférence sera présentée par le Dr Charles Deacon, neurologue, le 12 mars à la Maison Rivier, à 19 h. Un tournoi de quilles aura aussi lieu au salon de quilles Jeannot le 15 mars à 15 h.

Isabelle Pion
La Tribune

Mis à jour le Mardi, 03 Mars 2009 09:41
 

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