|
La famille Rousseau, composée de Normand, Mylène et Martine, a sculpté un harfang des neiges dans un bloc de neige.
(SHERBROOKE) Les organisateurs du Carnaval de Sherbrooke ont remporté leur pari de tenir leur événement au parc Jacques-Cartier. Parce que ça fourmillait de plus belle autour du lac des Nations ce week-end. Et que la circulation rue King Ouest, dans ce secteur, circulait au ralenti. Avec près de 50 000 visiteurs, l'objectif d'achalandage semble avoir été atteint. «Vendredi, nous avons fait notre possible en fonction de la température. Mais nous sommes bien contents d'avoir eu ces deux belles journées en fin de semaine. Nous laisserons le temps à la poussière de retomber pour dresser un bilan plus complet, mais nous sommes très, très satisfaits des installations. Nous avons déjà plein d'idées pour des améliorations que nous pourrions apporter», explique Jean-Marc Lessard, directeur général de l'événement. Bonheur d'hiver Chez les amateurs des plaisirs d'hiver, le moral était à son apogée. «C'est la première fois que je viens. Je n'habite pas tellement loin. Je ne me serais pas déplacé s'il avait été ailleurs. Je ne pensais pas que je pouvais essayer l'escalade sur glace. C'est spectaculaire. C'est juste qu'il y a beaucoup de monde», commente Bruno Isabelle. Isabelle Germain en était également à une première visite au Carnaval. Rien à reprocher au choix du site, même si elle apporte quelques bémols. «C'est dommage qu'il n'y ait pas plus de jeux, parce que 30 minutes d'attente, avec les enfants, c'est long. Le site est aussi super glacé. Ç'aurait pris quelque chose d'un peu plus abrasif sur le sol.» Si les files d'attente s'allongeaient de minute en minute à chacune des stations, hier, les traîneaux à chiens ont bien attiré leur lot de visiteurs. À un point tel qu'il faudra peut-être songer à leur accorder plus de place l'an prochain. Comme la sculpture sur neige, pour laquelle six des dix équipes avaient déjà pris part à une compétition internationale. C'était le cas de la famille Rousseau, originaire de Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Les parents, Martine et Normand, initiaient d'ailleurs leur fille à la sculpture cette fin de semaine. Leur harfang des neiges captivait d'ailleurs bien des curieux à l'entrée du parc. «On le fait surtout par plaisir. Nous avons décidé d'adapter le bloc de départ plutôt que de nous lancer dans une construction plus extravagante. Surtout que nous avons manqué de temps en raison de la pluie de vendredi. Nous aimons participer ensemble», raconte Normand, qui pratique la sculpture sur neige depuis 24 ans. Si Mylène en était à ses premiers pas dans le domaine samedi, papa et maman en ont vu d'autres: le Carnaval de Québec, le Bal des neiges à Ottawa... et une compétition en Italie. «Dix pays avaient été invités en 2002, dans le nord de l'Italie. Les organisateurs nous avaient vus dans un autre événement.» Mais comment ont-ils réussi à voir leur oiseau dans le cube de neige de départ? M. Rousseau, «capitaine» de l'équipe, avait dessiné un croquis. Et il avait emprunté une phrase de Michel-Ange: «Il suffit d'enlever la neige qu'il y a de trop pour que l'oeuvre apparaisse.» Jonathan Custeau La Tribune
|