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Collectif régional d'éducation sur les médias d'information (CRÉMI) Lettre ouverte Vidéotron capté par Québécor Vidéotron a été
acheté par le Groupe Québécor qui Le Collectif régional d'éducation sur les médias d'information (CRÉMI), créé depuis 1983, a pour principal mandat de développer un esprit critique à la population estrienne sur toute question reliée aux médias. À l'instar de la FPJQ et le CRTC, le CRÉMI se questionne aussi sur cette acquisition de Québécor qui consolide un important empire dans les domaines des médias. Savez-vous ce qu'il possède déjà à son actif? Le Groupe Québécor a démarré dans les années 1950 avec feu M. Pierre Péladeau. En 1964, en bon opportuniste, Péladeau profita de la grève du quotidien La Presse pour lancer un tabloïd, Le Journal de Montréal. À partir de ce succès commercial, Québécor se développa dans le domaine des communications: imprimeries, quotidiens, hebdomadaires, etc. En 1998, à la mort de Pierre Péladeau, Québécor était déjà un empire. L'année suivante, Pierre-Karl Péladeau succéda à son père avec l'intention de faire de Québécor un acteur incontournable des communications à l'échelle internationale. Aujourd'hui, Québécor compte parmi ses acquisitions Le Journal de Montréal, Le Journal de Québec, les portails internet Canoë et La Toile du Québec et bien d'autres. Jusqu'à tout récemment, il détenait également le réseau télévisé francophone TQS qu'il vient de mettre en vente. Avec l'achat de Vidéotron, principal fournisseur de câble au Québec, Québécor fait son entrée dans un nouveau domaine d'exploitation. Pierre-Karl Péladeau veut ainsi mettre la main sur l'accès internet haute vitesse Vidéotron, la voie de l'avenir pour les hommes d'affaires. Par ailleurs, Vidéotron est un actionnaire majeur du réseau national TVA. Ainsi, Québécor possédera non seulement le réseau de transmission par câble, des journaux et internet, mais aussi le réseau de télévision le plus écouté du public québécois. Pour la FPJQ, cela fait beaucoup pour un seul groupe d'affaires. De plus, si Québécor n'avait pas décidé de vendre TQS, le CRTC lui aurait demandé de choisir entre TVA et TQS. Pour éviter les problèmes, il a déjà tranché: garder TVA qui est plus rentable. Mais le CRTC n'a pas dit encore son dernier mot... et nous non plus! Marie Salvail, pour le CRÉMI. |